NewsLettre
d’informations trimestrielle du Réseau Oudinot – Juin 2011
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![]() Les salariés impliqués, nouveau levier du développement durable des entreprises Et si les salariés étaient reconnus comme de véritables forces de pression et de proposition pour le déploiement de stratégies développement durable (DD) ? Face à des pratiques plutôt top-down, une récente enquête DDB Live for people/Opinionway révèle que le salarié-citoyen attend bien plus de son entreprise. ... Les « grandes » entreprises françaises évoluent depuis une dizaine d’années* dans un contexte qui les oblige à tenir compte des enjeux liés à un développement qualifié de durable. Savoir, chaque jour, prendre les décisions qui assurent le meilleur équilibre entre les composantes financières, sociales et environnementales du projet de l’entreprise, tel est le défi des Directions générales. Ces stratégies DD top-down se sont parfois déployées pour répondre à des pressions normatives, à de nouvelles attentes des clients en matière de consommation énergétique, à des process de fabrication plus respectueux de l’environnement ou encore à l’intégration du progrès social. Mais aujourd’hui, en temps de crise, qu’en pensent les salariés ? Peuvent-ils contribuer à renforcer la crédibilité de leur organisation qu’elle soit privée ou publique ? C’est ce que révèle l’enquête DDB Live for people/Opinionway parue en mars 2011. Encore plus de DD ! Malgré cette crise
systémique, 64 % des interrogés confirment que leur organisation n’a
pas réduit
ses actions en faveur d’un développement durable en 2010. Ces
stratégies DD
sont davantage ancrées dans le quotidien de chacun des métiers et des
services
(production, finance, qualité, ressources humaines, communication,
marketing …)
et sont en ligne avec la stratégie globale. Un bémol toutefois :
les
actions menées dans le domaine du respect de l’environnement semblent
mieux
identifiées et comprises que celles ayant trait au progrès social et à
l’engagement sociétal.Malgré les a priori de certains dirigeants, les salariés, dans leur ensemble, déclarent être de plus en plus convaincus de l’intérêt d’une démarche DD. 82 % d’entre eux souhaitent que « les entreprises consacrent plus de temps et d’argent à la responsabilité sociale et à la protection de l’environnement ». Cette très large majorité devrait pousser les dirigeants à renforcer leurs projets et à mieux les orienter sur des axes plébiscités par leurs équipes : 46 % des interviewés déplorent que leur organisation « ne les incite pas assez à faire évoluer leurs comportements dans le sens du DD, de la responsabilité sociale et de la protection de l’environnement ». Le salarié-citoyen est aussi un salarié-professionnel La mise en place d’éco-gestes ou d’actions de solidarité au sein de l’entreprise, souvent première étape d’une politique DD, a un écho positif auprès des salariés qui, pour certains, mettaient déjà en pratique ces principes sur le plan individuel. Le citoyen aspire à une plus grande cohérence entre son comportement privé et les valeurs de l’organisation pour laquelle il travaille. Pour preuve, 79 % des salariés se disent prêts, si l’entreprise le leur demandait, à s’investir de façon personnelle et professionnelle dans des projets DD. Un comportement confirmé par Marine de Bazelaire, directrice du DD du Groupe HSBC France, « les collaborateurs impliqués à titre bénévole dans une action de développement durable sont engagés à plus de 10 % par rapport aux autres. Par ailleurs, ils sont plus satisfaits (+ 21 %) par les actions menées par le Groupe HSBC en termes de Développement Durable : les collaborateurs qui ont participé à une action bénévole dans le cadre de l’entreprise portent une attention particulière à la politique de développement durable du Groupe HSBC. Un enjeu pour le middle management qui doit gagner en légitimité ![]() Au-delà du constat encourageant, le management des projets DD doit évoluer. Un défi souligné par Alain Renaudin, Directeur général de DDB Live for People : « l’enjeu est de mobiliser plus que d’informer. Il faut passer à l’action avec une implication plus forte des managers. Les salariés sont motivés et sont essentiellement en attente de projets concrets, de résultats et de consignes de la part de leur entreprise. » Une démarche DD bottom-up, construite et portée par l’ensemble des salariés pourrait être plus efficace dans le temps. Participation, implication, information de chacun des collaborateurs représenteraient les éléments clés de la crédibilité de la stratégie DD. Ce nouveau prisme amène donc les managers et leurs équipes à mettre en œuvre cette « attitude DD » qui est source d’ouverture, donne des perspectives d’innovations et qui participera à la création de richesses. Reste maintenant à convaincre l’ensemble des managers de la pertinence d’une politique DD co-construite avec les salariés. Isabelle
Mouret de LotzAnimatrice de la commission DD du Réseau Oudinot Consultante en Développement Durable |
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